American Horror Story et moi c’est une longue histoire ; Ryan Murphy, Brad Falchuk et moi, une histoire encore plus longue.

Tout aurait commencé avec Nip Tuck, en 2003, cette série dont vous vous souvenez peut être, qui plonge le téléspectateur (fort conciliant à l’époque) dans l’univers de deux chirurgiens esthétiques miamians.

Bien que fort intéressante au commencement, la série prend un tournant tout à fait surréaliste et improbable sur ses dernières saisons. Ryan, Brad, Troy, Christian et moi nous sommes donc quittés quelque peu fachés.

Malgré tout, et aujourd’hui en connaissance de cause, j’ai de la tendresse, encore, pour cette série (7 ans tout de même). Pour être honnête : la dégringolade de cette dernière est justifiable. Effectivement, dans Nip Tuck apparaissent déjà les prémices de la série suivante (dont nous allons parler dans ce post) et les thèmes de prédilection de nos deux compères Ryan et Brad y pointent déjà le bout de leur nez ; tout le problème se trouvait dans ce mariage invraisemblable, puisque, ces thèmes, forts intéressants par ailleurs, n’avaient guère à faire dans l’univers proposé : le sujet et les désirs des deux réalisateurs n’avaient malheureusement rien pour s’entendre.

Ainsi donc s’achevait Nip Tuck, en 2010, dans un fatras d’incohérences, de propositions scénaristiques plus délirantes les une que les autres, avec des spectateurs en overdose d’improbabilité, non entrainés à un tel déferlement de situations aussi rocambolesques. Nip Tuck s’en allait, non dignement pour laisser la place, un an plus tard, au chef d’oeuvre de nos deux réalisateurs-scénaristes : American Horror Story.

Enfin Murphy et Falchuk trouvaient le terrain idéal pour planter les graines de leurs envies les plus folles, de nos peurs les plus secrètes, de leur talent et de nos attentes les plus sombres.

C’est franc et sans détour : nous allons explorer le pire ; le crime, le meurtre, les monstres, la folie humaine, ou pas…le monde de nos angoisses, le glauque et la perversion. C’est sans équivoque, il y aura du sang, des morts, des innocents, de la chair, et des abominations que vous n’aviez croisées, jusqu’à maintenant, que dans vos pires cauchemars.

Tout en s’inspirant de faits divers célèbres des US, Ryan et Brad, vont vous faire voyager dans un univers fascinant, emprunt de violence, avec un talent de mise en scène indéniable, du cynisme, un humour subtil, décalé, et une clique d’acteurs dont les performances et la générosité sont époustouflants.

Chaque saison (qui ne suit pas la précédente) propose un thème différent et les mêmes excellents comédiens y jouent de nouveaux personnages, tous plus compliqués les uns que les autres en terme de composition. L’esthétique est sublime, le rythme est parfait ; les tons sépia et sombres vous avaleraient presque si vous n’étiez pas déjà cloué à votre sofa, transi par l’angoisse et l’horreur.

On aime ou on aime pas, c’est une affaire de genre ; il reste quand même difficile de ne pas reconnaitre le génie d’une équipe qui ne recule devant rien, nous livre ici l’excellence du conte horrifique, et qui,  dans un style absolument unique, réinvente le malaise de l’épouvante.

Bref…en somme…vous l’aurez compris : j’aime American Horror Story, j’aime chacune de ses saisons, j’aime ses réalisateurs, ses scénaristes, et, plus que tout, j’aime ses acteurs. Et parce que je l’aime avec passion, cette série, il fallait que je partage. Puisque nous en sommes à la saison 6 de cette merveille, saison que j’ai regardé cette nuit (oui, je n’ai pas beaucoup dormi), je vais vous faire un petit tour d’horizon de chaque épisode. Voici les avis qui ont été écrits après chacun des épisodes, et du coup, sans le recul de l’entière saison. Maintenant que cette dernière est finie, je prendrai la peine d’en faire une critique plus précise dans un autre post. Mais pour l’instant, voilà comment j’ai vécu la progression de American Horror Story S06 :

 

Episode 3 :

C’est mauvais, non, c’est mauvais mes amis. On ne sait pas où on va, c’est laid, ça manque de rythme, les acteurs ont l’air de s’ennuyer à mourrir et c’est un peu ce qu’on souhaite passées 10 minutes de visionnage (sous Red Bull : sinon on meurt vraiment). Je continue d’espérer tout de même une amélioration…je me lance sur le 04.

Episode 5 :

Beaucoup de références certes ; on se reveille enfin doucement dans cet épisode toutefois un peu trop rocambolesque. Je ne retrouve pas la touche sombre, décalée et sarcastique de la série : voilà bien ce qui m’attriste dans cette saison.

Episode 6 :

Et bé voilà ! L’espoir que j’évoquais dans mon commentaire de l’épisode 3 n’était donc pas vain. Un revirement tout à fait dans l’esprit. Et l’équilibre est rétabli. Excellent choix de direction. Encore une fois, on va pouvoir se régaler des performances hors normes de nos acteurs adorés.

 

Episode 7 :

Aller, il faut reprendre tout le commentaire de l’épisode 3 dans son contraire ! Ooohhh dieu, c’est bon, c’est vraiment bon. Chaque scène est un film à retrouver dans les annales de l’horreur, le jeu est délicieux et les acteurs le savoure avec la même passion des saisons jadis. Comme d’habitude, l’abominable se regarde avec un sourire en coin. On ne peut qu’être fier d’être de  la partie ! Bravo pour la subtile association du concept Reality Show et des références à nos classiques en veux tu en voilà.Il y là de la reflexion et du talent…AHS je vous aime.

 Episode 8 :

SujetS d’actualités, pour vous servir. Riez s’il vous plaît, on est au troisième degré. AHS se déchaîne. L’acmé d’une saison. L’apothéose d’une série. 

 Episode 9 :

Je n’ai plus les mots…brillant…c’est brillant…

 

 

 

 

Written by Mireill

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