Partie 2

 

Ravie de vous retrouver pour la seconde partie du périple autour des sources d’eau chaude sauvages qui longent les pyrénées. Nous avions donc quittés Canaveilles, son village, sa source et ses ruines pour nous lancer plus concrètement dans l’aventure des sources puisque Prats Balaguer, prochaine étape, serait notre arrêt cocooning avec ses bassins chauds en escalier.
 
Autant vous le dire tout de suite : un 25 décembre, quand la température avoisine les 20 degrés et qu’aucune neige n’est tombée pour divertir les foufous de sports extrêmes, ne vous attendez pas à un bain en amoureux. Nous nous sommes arrêtés à quelques mètres à peine du village ; le chemin qui mène à la source se trouve, lui, à environ un kilomètre avant ce dernier, mais il ne restait plus un seul espace pour s’y garer, ce qui, en soit, est assez rare.
 
Il y a, comme pour la source de Canaveilles, quelques 10 minutes de marche, peut être un peu plus pour les rêveurs. À mi chemin, il faut traverser la rivière – n’allez pas vous affubler pour autant de votre tenue de plongée, de vos palmes et tuba : la nature a consenti, à l’endroit et généreuse qu’elle est, à ouvrir le passage en installant quelques rochers qui vous permettront de traverser, avec la grâce d’une libellule, sans vous mouiller ! Pas cinq minutes plus tard nous étions déjà à la source.
 

Cette dernière sort à 70 degrés et compte 6 bassins ; dans chacun d’entre eux flottait une bonne demi douzaine d’êtres humains qui avaient eu, le même jour, la même idée lumineuse que nous ! Encore une fois je ne pouvais donc vous rapporter photographiquement l’instant, ne voulant gâter la langueur de nos baigneurs et baigneuses nu(e)s, se reposant dans l’eau magique !
Seul un bassin restait encore accessible : celui (très craint) du haut, dont l’eau avoisine les 50° – vous l’avez compris…ce serait le nôtre ! –

Dans un bassin à 50°, on rentre, on sort, on rentre, on sort…et à chaque sortie, on se sent un peu bête d’avoir de l’empathie avec un de nos légumes de midi, en ses derniers instants, en pleine cuisson. L’odeur est saisissante et on est pas toujours sûr de s’identifier à un poireau ou à un oeuf.
Toujours est il que c’est extrêmement relaxant…de cuire ! Nous – qui étions fortement abîmés par une séance de Bodypump tout à fait malvenue avant le départ – avons réellement constaté les bienfaits d’un bain dans une source d’eau chaude : en sortant, nos muscles – saisis à point – étaient totalement indolores et nous avions comme l’impression de flotter.
C’est à faire, à faire et à faire !

Nous nous rhabillons, le soleil ne va pas tarder à se coucher…direction : l’hotel !
 
Inutile de vous dire à quel point, nous rêvions d’une bonne douche.

Pour la première nuit, nous avions pris soin de réserver avant de partir et pour continuer sur le thème des bains : nous avons choisi un hotel avec Spa. Afin d’être dépaysés, nous avons opté pour l’Espagne dont la frontière se trouve à moins de 40 kilomètres de Prats.
C’est donc La Villa Paulita qui serait notre petit paradis jusqu’au lendemain. Un charmant hotel au coeur même de la ville de Puigcerdà, en face du lac.
Pour avoir plus de détail sur ce dernier, rendez vous ici, pour lire la critique du Pou sur cet hotel.


 

Puigcerdà, capitale de la Cerdanya, petite ville encaissée dans la vallée, a des airs coquets, une ambiance (en ces périodes de fêtes) plutôt familiale et un charme particulier. Sa petite place est vivante et même en ce soir de Noël où beaucoup de restaurants étaient fermés, ses habitants et ses touristes étaient présents pour la ballade du soir, profitant des quelques petits bars ouverts pour l’occasion. La vie ou les vacances y semblent être bien agréables. Une vue 360° sur les montagnes qui entourent la ville, ça vaut le coup d’y passer et de s’y balader !
 
Pour notre repas, après avoir fait chou blanc sur la plupart des meilleures adresses de la capitale, c’est la fatigue qui a choisi pour nous et nous avons atterri dans un petit bar dont la vitrine était décorée de jambons tous plus appétissants les uns que les autres.

On peut comprendre que les avis sur le Tastet Iberic soient très partagés. Pour notre part on y a très très bien mangé, peut être du fait que la note n’arrive qu’en fin de repas, auquel cas : tout nous aurait paru un peu plus salé ! Le patron est véritablement antipathique mais je laisse le soin au Pou de traiter la question ici.

 

Ainsi s’achevait notre première journée et la seconde partie de ce périple ; le ventre plein, heureux, nous avons rejoint notre hotel, éreintés par une extraordinaire journée bien remplie et pour cette fois, impossible de rechigner à se coucher tôt, pas même la force de sortir les photos de la carte, de papoter un peu : le sommeil nous a attrapés au vol et nous avons dormi comme des loirs…

Dans mes rêves, je me remerciais d’être aller fouiner sur la toile du côté de Momondo, d’avoir boulversé nos habitudes festives de Noël, je remerciais mon compagnon d’être toujours plus extraordinaire chaque jour – et toujours aussi sourd – la nature et ses richesses toujours surprenantes, les initiatives…la vie !

À Suivre…

Je vous retrouve donc ici, pour la troisième partie de notre épopée…à tout de suite

Ce qu’il faut retenir :

  • Quand il fait chaud : faire une enquête INSEE sur les projets de vos congénères avant de partir
  • On a beaucoup plus de passions en commun avec nos légumes qu’on ne veut bien le croire
  • Il peut s’avérer difficile de faire une annonce générale pour prendre une trentaine de personnes nues en photo…n’insistez pas !
À plus tard les amis

Written by Mireill

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